Les mois d'hiver passent, les souvenirs resurgissent et l'émotion s'envole. C'est des moments de doute, de prise de conscience, de tendresse invisible. J'ai des murs de photos dans l'esprit où plonger, mais je n'y vais guère plus.
Les mois d'hiver passent donc et font neiger les esprits, gèlent les âmes et glacent les coeurs.
J'ai des flash de cours de philo, de tyrolienne, de Mont Olympe, de pluie de Mars, de voyages scolaires... et tout ça semble si loin. Loin. A des années lumière. A des centaines de kilomètres en fait. Exil volontaire... Impossible d'avoir la réponse. Exil... pourquoi? Pour qui? Pour?
J'ai besoin de retrouver un radiateur à coeur pour faire fondre cette putain de glace qui m'emprisonne et m'empêche de (re)vivre.
Je sais où le trouver, où le convoiter mais il n'est pas dit qu'il viendra, c'est presque impossible même. Comme une putain de voiture qu'on regarde dans la vitrine, on tend la main vers elle pour la toucher et "paf" obstacle vitré et vitreux. Obstacle glacé. D'où l'impossibilité. Aujourd'hui il faudrait un cadeau tombé "du ciel" pour briser cette vitre et pourquoi pas remplacer l'objet du désir.
Ramenez-nous quatre, cinq ans en arrière bordel. Eviter les erreurs, éviter les écueils. Non, impossible? Rattraper le temps perdu? Faut-il que les différentes parties soient d'accord.
Trop compliqué.
Vie de merde.
Ah oui, bonne année.